Par opportunisme ou par conviction - mais peu importe - le gouvernement socialiste entend situer la décentralisation en tête de ses projets pour la France. François Hollande n’a cessé de répéter sa confiance dans les élus locaux et, pour preuve, n’envisage pas d’en réduire le nombre. La suppression du conseiller territorial, élu hybride mort-né, milite dans ce sens. Notre pays conservera donc ses 36 000 communes, ses régions, ses départements et ses 500 000 élus locaux, bénévoles ou presque. Ceci est une heureuse initiative car les services rendus par ce demi-million de Français sont certainement plus économiques que s’ils devaient être remplacés par des fonctionnaires ou, pire encore, pas remplacés du tout. L’acharnement de Nicolas Sarkozy contre l’indépendance des collectivités...
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Guy SORMAN le 10 juin 2012 - n°378 de La Lettre du Maire Rural