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du 13 décembre 2018  n°449

 
 

 
 
 


 
 
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Développer un service d’autopartage

Lettre n° 449 du 13 décembre 2018

Les flottes de véhicules en autopartage, mises à disposition des habitants, ne sont pas réservées aux grandes villes. Un tel service peut être rendu dans de plus petites agglomérations voire en zone rurale, à condition d’encadrer ses conditions d’utilisation.

En théorie, l’autopartage n’a que des avantages. Economiquement, il pallie l’absence de ligne régulière de transports en commun. Socialement, il permet à des habitants ne possédant pas de véhicule personnel de se déplacer. Ecologiquement, il limite les émissions polluantes puisque les véhicules utilisés sont électriques. Cependant, en pratique, l’autopartage peut s’avérer difficile à rentabiliser ainsi qu’en atteste l’échec du service Autolib’, en région parisienne. Ses coûts ont été grevés par des dégradations ainsi que par la nécessité de répartir les véhicules disponibles entre les stations.

Proposer un service « captif »
Les services d’autopartage expérimentés à petite échelle peuvent éviter ces deux écueils. D’abord, en favorisant l’appropriation des véhicules par les utilisateurs. A Seninghem (736 habitants, Pas-de-Calais), le véhicule électrique utilitaire sept places (Nissan ENV-200 Evalia) que la ville a acquis en juin 2018 est mis à la disposition à la mairie. Si la réservation s’effectue en ligne sur la plateforme d’un prestataire spécialisé dans ce service (Clem’), les clés doivent être retirées sur place dans une boîte extérieure qui se déverrouille avec un code unique pour chaque location. De son côté, la communauté Ardenne Métropole (130 000 habitants, Ardennes) qui propose ce service à ses 61 communes membres (16 Citroën C Zéro et 16 Renault Zoe) demande aux utilisateurs d’effectuer un état des lieux avant de démarrer. Des avertissements et des sanctions sont prévus lorsque des dégradations sont constatées. En outre, les communes et leurs groupements peuvent maîtriser les coûts de l’autopartage en imposant aux conducteurs de ramener les véhicules à leur point de départ. Seninghem, comme Ardenne Métropole, ont choisi cette mesure qui garantit une répartition homogène de la flotte en permanence. Notre conseil : attention aux prestataires qui proposent du « free floating » (possibilité de prendre un véhicule où il se trouve et de le laisser n’importe où). Leur rentabilité impose un maillage dense des bornes de recharge ainsi qu’un nombre important de véhicules (au moins une centaine).

Développer l’utilisation des véhicules
La rentabilité d’un service d’autopartage repose sur un taux de rotation élevé des véhicules. Plusieurs craintes peuvent rendre les habitants réticents à les utiliser, à commencer par l’insuffisance d’autonomie pour leurs trajets. Ainsi, Ardenne Métropole a positionné des Citroën C Zéro (150 km d’autonomie environ) dans les zones urbaines et des Renault Zoe (plus de 300 km d’autonomie) sur les points les plus éloignés. Il s’agit aussi de se familiariser avec le fonctionnement d’un véhicule électrique (boîte de vitesses automatiques, branchement du câble de recharge sur une borne…). Ardenne Métropole a donc multiplié les réunions publiques et les supports de communication (journal municipal, site web…) pour expliquer comment utiliser les véhicules électriques. Ceux-ci sont également proposés en test dans diverses manifestations locales. Pour toute question, les secrétaires des différentes mairies sont en mesure d’assister les habitants ou de leur faire une démonstration. L’autre facteur clé est la mutualisation des usages de la flotte en y donnant accès à d’autres utilisateurs. Ainsi, Ardenne Métropole propose à ses agents d’emprunter les voitures comme n’importe quel véhicule de service (ce qui évite également les complications liées à l’utilisation d’un véhicule personnel dans le cadre du travail). L’accès au grand public est facilité par différents tarifs (entreprises, familles, associations, demandeurs d’emploi, covoitureurs…). Notre conseil : choisir un prestataire proposant une hotline aux horaires étendues (de type 24h/24 et 7 jours sur 7) pour répondre immédiatement aux difficultés des utilisateurs.

Rechercher des financements
Les coûts d’utilisation d’un véhicule électrique sont plus faibles que ceux d’un modèle à moteur thermique. En revanche, l’investissement initial est plus important car les véhicules sont plus onéreux (malgré un bonus écologique de 6 000 euros) et il est nécessaire de prévoir des infrastructures de recharge. A Seninghem, le budget comprend l’acquisition du Nissan Evalia (26 870 euros), que le maire a négocié avec le concessionnaire local, une borne (2 400 euros) fournie et posée par G2 Mobility et le système de réservation géré par Clem’ (7 150 euros). 80 % de ce coût ont été couverts par une subvention de l’État dans le cadre de l’appel à projet « Territoire à énergie positive pour la croissance verte ». Pour Ardenne Métropole, le budget (32 véhicules et 149 bornes déployées) représente 1,8 million d’euros d’investissements, couverts à 80 % par une subvention de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).

Jean-Philippe ARROUET

le 13 décembre 2018 - n°449 de La Lettre du Maire Rural

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Nouvelle édition – mai 2018  

Protéger les chemins ruraux

Francis Pian

Au sommaire

- Définir un chemin rural, fixer son emprise ; les éléments constitutifs, la procédure de bornage

- Créer, incorporer, modifier un chemin rural

- Protéger et conserver les chemins ruraux : les pouvoirs du maire.

- Comment les entretenir ? Les obligations de la commune ; faire respecter les servitudes ; les travaux occasionnés

- La disparition des chemins ruraux : intégration dans le domaine public, vente, désaffectation, prescription acquisitive

- Quelles ressources leur consacrer ? les interventions des pouvoirs publics et du secteur privé, les taxes.

Des extraits des textes officiels, de jurisprudence, des modèles de délibérations et d’arrêtés complètent chaque chapitre.

3e édition - mai 2018
160 pages - ISBN : 2-905529-67-9
Prix : 39,50 euros/TTC, port compris

 

Nouveau  

Le manuel de l’administrateur local

Le manuel de l’administrateur local

Francis Mallol

Au sommaire :
- Elaborer un acte administratif et assurer la sécurité juridique
- Identifier les autorités compétentes
- Associer le public et traiter efficacement ses demandes
- Motiver ses décisions
- Gérer les décisions implicites
- Eliminer les actes administratifs
- Répondre aux demandes de communication des documents administratifs
- Régler les différends ente l’administration locale et le public.

Un guide indispensable pour sécuriser ses décisions et le traitement de ses actes.
Un index alphabétique analytique facilite les recherches.


1ère édition - mars 2018
416 pages - ISBN : 2-905529-66-0
Prix : 69,50 euros/TTC, port compris

 

Nouveau  

SÉCURISER
L'EXÉCUTION DES MAPA

Le guide pratique de l'exécution d’un marché à procédure adaptée

Ludovic Vigreux – Kévin Thuilliez

- Gestion de la sous-traitance
- Modifier les contrats en cours d’exécution
- Bien gérer les avances, acomptes, garanties, cessions de créances
- Agir lorsque le titulaire est en difficulté financière
- Mise en demeure et pénalités
- Réception et documents à fournir après l’exécution
- Résilier un marché
- Parfait achèvement et garantie décennale
- Le protocole transactionnel
- Archiver les marchés publics.

En annexe, des documents types téléchargeables pour accompagner l'acheteur et sécuriser ses procédures.


1ère édition - mars 2018
100 pages - ISBN : 2-905529-65-2
Prix : 46 euros/TTC, port compris
Version PDF : 34 euros/TTC.

 

MARCHÉS À PROCÉDURE ADAPTÉE

Le guide pratique de la passation
Le guide pratique de la passation d’un marché à procédure adaptée

- Définir et estimer ses besoins,
- Choisir et pondérer les critères
- Maîtriser les règles de publicité
- Rédiger les pièces du marché

- Négocier avec les candidats et achever la procédure
- Les cas particuliers des achats inférieurs à 25 000 € et des marchés de maîtrise d’oeuvre.
Réussir la passation d'un MAPA répondant aux besoins de la collectivité dans le respect des deniers publics.


En annexe, des documents types téléchargeables pour accompagner l'acheteur et sécuriser ses procédures.


Ludovic Vigreux – Kévin Thuilliez
1ère édition - mars 2017
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